Def-Con 4 (1985) Film Revue – Horreur de camelote apocalyptique

       Disponible sur Blu-ray maintenant. C’est un monde analogue. Eh bien, c’est dans cette horreur de la science-fiction à petit budget des années 1980. Dans un satellite en orbite du NORAD (toutes les ampoules clignotantes et les écrans de télévision), une équipe américaine de trois témoins de la Troisième Guerre mondiale a joué sur les moniteurs et a libéré, selon les instructions, leur propre charge nucléaire juste pour compléter ce que d’autres sur Terre ont commencé.

Quand la capsule s’écrasera, les astronautes se sentiront-ils coupables, honteux de ce qui s’est passé, soulagés qu’ils restent en vie ? Ces questions philosophiques, peut-être à juste titre, ne sont pas abordées. Un de leurs numéros meurt dans le crash (ou peut-être qu’elle ne l’a pas fait), la mort d’un autre s’accompagne de se faire couper la main par des hordes de maraudeurs à l’extérieur. Le troisième, Walker (John Walsch), va explorer.

Ce qui aurait pu être une exploration vaguement réfléchie des horreurs de l’immolation du monde devient tout un peu Mad Max sans le budget max. Il y a un survivant barbu (et en kilt) (Maury Chaykin) avec une écolière captive (Lenore Zann) dans son sous-sol et un gros pneu. Walker essaie de négocier l’approvisionnement en nourriture déshydratée de la capsule pour un passage sûr. Mais barbu, l’astronaute et l’écolière sont rassemblés par le beau Gideon Hayes (Kevin King), le seigneur local des mouches.

Les téléspectateurs peuvent se demander s’il vaut la peine de survivre dans un monde de maladie de radiation et de ressources en diminution, de cannibales justiciers et de règle de la foule. À en juger par ce film certainement pas. Néanmoins, Walker est déterminé à essayer.

Produit par Roger Corman avec le nouveau marché « direct à la vidéo » (c.-à-d. pas de sortie de cinéma) à l’esprit le peu coûteux et difficile à aimer Def-Con 4 est une curio de temps passé. Le scénario écarte plutôt la prémisse initiale prometteuse. Le rôle est souvent de niveau secondaire et dire que la caractérisation se rapproche du carton serait dire qu’il a une dimension qu’il ne possède pas. La violence est ridicule et même la bombe nucléaire qui reste dans le satellite offre très peu de suspense.